La politique des droits de douane réciproques appliquée par le président américain Donald Trump connaît un nouveau développement. Un récent décret présidentiel prévoit que les diamants, pierres précieuses et perles pourraient être exemptés de droits de douane, à condition qu’ils soient importés de pays ayant signé des accords commerciaux avec les États-Unis.
Depuis le mois d’avril, l’administration Trump impose des droits de douane supplémentaires allant de 10 % à 50 % à de nombreux pays. Cette décision a suscité de vives inquiétudes dans plusieurs secteurs de l’industrie mondiale de la joaillerie, notamment dans le commerce du diamant en Inde, celui de l’opale en Australie, ainsi que dans l’industrie des produits de luxe en Europe.
La nouvelle annexe, intitulée « Ajustements tarifaires potentiels pour les partenaires alignés », énumère les produits naturels qui ne sont pas disponibles ou seulement en quantités limitées aux États-Unis. Pour bénéficier d’une exemption de droits de douane, le pays exportateur doit avoir conclu un accord commercial avec Washington.
Selon des rapports spécialisés, l’Inde est actuellement soumise à des droits de 50 % et n’a pas encore signé de nouvel accord commercial avec les États-Unis. À l’inverse, le Japon, acteur majeur dans le commerce des perles, aurait conclu un tel accord.
Sara Yood, présidente du Jewelers Vigilance Committee, estime que ces nouvelles conditions pourraient redessiner les équilibres du marché. Elle a expliqué :
« Les importateurs de bijoux sertis de diamants ou de pierres précieuses devront payer les droits de douane sur l’ensemble de la pièce. Il ne sera pas possible de soustraire le coût de la pierre du calcul. Cela pourrait rendre plus avantageuse l’importation de composants plutôt que de produits finis, ce qui favoriserait en théorie la fabrication locale – l’un des objectifs déclarés de l’administration. »
Par ailleurs, une cour américaine a jugé, plus tôt ce mois-ci, que les droits de douane réciproques récemment imposés étaient illégaux. La décision entrera en vigueur le 14 octobre, laissant au président Trump le temps de faire appel devant la Cour suprême. Sur les réseaux sociaux, Trump a exprimé sa colère face à ce jugement.













